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Passée en mars, cette loi permet à des particuliers de donner leurs animaux de compagnie à des laboratoires pour des expériences scientifiques, en échange d’argent
Alors que paraissait en début de semaine un rapport du gouvernement visant à protéger davantage les animaux de compagnie, la Fondation 30 Millions d’amis révèle qu’un décret passé inaperçu les met particulièrement en danger,rapporte l’Express.
Celui-ci est passé en toute discrétion le 17 mars dernier et permet à qui le veut de vendre son animal, chien ou chat par exemple, pour qu’il soit utilisé à des fins scientifiques.
« La porte ouverte au pire »
La Fondation 30 Millions d’amis condamne fermement ce décret qui, selon elle est « la porte ouverte au pire ».
Plus encore, il s’agit d’un « terrible recul en matière de protection animale », a-t-elle exprimé dans un communiqué ce mardi 24 juin.
Un terrible recul en matière de protection animale
86 % des Français réclament l’interdiction totale de l’expérimentation animale, selon un baromètre de la Fondation 30 Millions d’Amis avec l’Ifop, réalisé en 2020. Pour autant, le décret aujourd’hui dénoncé, sur lequel le gouvernement n’a pas communiqué, permet de populariser encore plus ces pratiques.
Une décision à contre-sens donc.

« N’importe qui peut vendre son animal à un laboratoire »
Désormais, « certaines dispositions relatives à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques » ayant été modifiées, « élevages de chiens de chasse, particuliers, n’importe qui peut vendre son animal à un laboratoire » a expliqué, révoltée, Christiane Laupie, secrétaire générale et fondatrice du Comité scientifique Pro Anima, partenaire de la Fondation 30 Millions d’Amis, à Midi Libre.

30 Millions d’amis précise : « Jusqu’à présent, les animaux utilisés dans des procédures expérimentales devaient ‘avoir été élevés à cette fin et provenir d’éleveurs ou de fournisseurs agréés’.
Des dérogations n’étant possibles que ‘lorsque la production des éleveurs agréés est insuffisante ou ne convient pas aux besoins spécifiques du projet’.
Cette condition est désormais supprimée ».
Enfin, selon la fondation, ce décret est contraire à la directive européenne relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, censée encadrer la provenance de ces animaux destinés à l’expérimentation.