
Littéralement, le nom « dendrolague » signifie « lièvre arboricole ».
Sauf que, contrairement à ce que son nom laisse penser, le dendrolague de Goodfellow n’a rien de commun avec les lapins.
C’est un kangourou… qui vit dans les arbres.
Comme tous les kangourous et les wallabies, auxquels il est apparenté, le dendrolague de Goodfellow appartient à la famille des macropodidés, les animaux « à longs pieds »
Et ses longs pieds lui sont bien utiles pour se déplacer dans les arbres dans lesquels il a l’habitude de vivre.
Le dendrolague de Goodfellow : un kangourou pas commun
Contrairement à ses cousins terrestres, le dendrolague de Goodfellow est un kangourou arboricole.
Il lui arrive de descendre à terre pour trouver quelques compléments à sa nourriture habituelle constituée majoritairement de feuilles, d’écorce, de fleurs, d’œufs et d’insectes, il se révèle très empoté lorsqu’il est au sol.
Dans les arbres, en revanche, le marsupial fait preuve d’une incroyable agilité.
Il est capable de passer d’un arbre à un autre distant de plusieurs mètres, et de sauter d’une hauteur de 18 mètres sans se faire mal.
Le dendrolague est un marsupial endémique de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et de la région du Queensland, au nord de l’Australie.
On peut l’apercevoir (difficilement) dans les forêts tropicales humides de montagne, entre 1 000 et 2 000 mètres d’altitude.
C’est un animal solitaire, qui ne se rapproche de ses congénères que pour l’accouplement, et préfère rester loin des humains.
Pour autant, son isolement géographique ne le protège guère.
L’animal est considéré comme « en danger d’extinction » par l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature.
Sa population aurait chuté de moitié au cours des trente dernières années.
En cause, la disparition de son habitat à cause des activités humaines ; mais aussi la chasse pour sa viande, considérée comme un mets de choix, et pour sa peau, ses dents, ses griffes et ses os, employés pour réaliser des bijoux et des ornements rituels.
Des caractéristiques physiques uniques
Le dendrolague de Goodfellow possède deux atouts pour se balader de branche en branche avec la souplesse d’un singe.
Le premier atout, c’est sa queue.
Aussi longue que son corps (il peut mesurer jusqu’à 80 cm), elle lui sert de balancier pour maintenir son équilibre.
Le second atout, ce sont ses pattes.
Contrairement aux kangourous terrestres, qui possèdent des membres antérieurs relativement petits, ceux du dendrolague de Goodfellow sont suffisamment grands pour lui permettre d’envelopper les troncs et de s’assurer de ne pas glisser.
Ses pattes arrière sont, elles, dotées de coussinets antidérapants.
Et toutes ses pattes possèdent des griffes recourbées, pour qu’il puisse s’agripper aux branches de manière sûre.




