Une belle diversité.


LA FLORE

Située à la croisée de trois massifs montagneux et trois grands bassins versants hydrographiques, la région Bourgogne présente un patrimoine naturel important.

Territoire aux teintes variées, elle accueille une diversité de milieux : forêts, bocages, prairies, tourbières, milieux aquatiques, vignobles ou encore falaises.

En 2022, l’Agence régionale de la biodiversité (ARB) y dénombre :

3 170 espèces de plantes à fleurs sur les 7 113 présentes en France métropolitaine,

154 espèces de lichens sur les 3 146 identifiées à l’échelle nationale,

622 espèces de mousses sur les 1 279 connues dans l’hexagone.

Parmi les espèces régionales, les listes rouges dénombrent 18% des espèces de plantes à fleurs menacées.

L’ARB recense quant à elle 272 espèces de plantes à fleurs protégées (soit 10%), 29 espèces de fougères (soit 33%) et 18 espèces de mousses.

Par ailleurs, on compte 572 espèces de plantes à fleurs, mousses et fougères introduites, dont 35 espèces végétales exotiques envahissantes installées dans la région, telle l’Ambroisie à feuille d’armoise qui progresse chaque année de 60 à 100 hectares.

Focus sur quelques espèces en danger

Parmi les espèces en danger dans la région, la Crépide rongée,  occupe une aire restreinte, présentant une seule population de quelques centaines d’individus.

Les comptages révèlent une variation de la part d’individus matures capables de se multiplier, justifiant la protection de l’espèce et son classement en danger critique.

Enfin, la Saxif. Elle fait l’objet d’un plan de renforcement sur une dizaine de sites à partir de plants cultivés en jardins botaniques.

LA FAUNE

Le territoire accueille tout le cortège traditionnel de la faune forestière.

Renards, blaireaux, martres, belettes, hérissons, et chauve-souris sont donc présents parmi tant d’autres mammifères.

Les forêts se démarquent cependant par un grand nombre d’ongulés (cerf, sanglier, chevreuil), fruit d’une très ancienne gestion forestière liée à la chasse.

Elles abritent également une remarquable population de chat forestier.

Celui-ci affectionne en effet les grands massifs forestiers associés à des prairies naturelles qui lui offrent quiétude, gîte et ressources alimentaires.

Les oiseaux forestiers sont aussi très présents.

Au-delà des nombreux pics ou de la Cigogne noire, on rencontre également de nombreux rapaces.

Mais l’essentiel de la richesse faunistique de nos forêts se cache dans le sol, les feuilles et le bois, avec les invertébrés.

Les insectes qui se nourrissent du bois (coléoptères « saproxyliques »), sont particulièrement abondants.

Nos forêts abritent aussi des espèces de papillons remarquables dont certaines sont en voie de disparition en France (la Matrone ou le Damier du frêne).

L’incroyable diversité des invertébrés ne s’arrête pas aux insectes.

Au-delà du célèbre escargot de Bourgogne, la famille des escargots compte plus d’une cinquantaine d’espèces présentes dans nos forêts dont certaines rares comme le Cochlostome bourguignon.

La Cigogne noire ( voir photo) , oiseau emblématique mais vulnérable

Après avoir disparu au XIXème siècle, la Cigogne noire a fait progressivement son retour dans le périmètre du futur parc national depuis les années 1990.

Actuellement 5 à 6 couples y nichent, soit plus de 20 % de la population française.

Elle est le lien naturel entre les grands massifs forestiers (où elle niche) et les cours d’eau et vallées (où elle se nourrit), témoignant ainsi de la valeur écologique du territoire, et illustrant parfaitement la notion de solidarité écologique (entre cœurs et aire d’adhésion) qui sera au centre des enjeux du futur Parc national.

Afin de contribuer à l’amélioration des connaissances sur cet oiseau, le Parc national des forêts est associé au programme interrégional d’amélioration de la connaissance sur la Cigogne noire.

Il est coordonné par l’ONF et l’ACETAM, sur les régions Bourgogne et Champagne-Ardenne.

Des Cigognes noires sont notamment équipées de balises, afin de suivre par satellite leurs migrations mais aussi de comprendre les modes de vie de l’espèce durant sa période de reproduction.

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