Il y a un peu de diversité malgré des conditions climatiques arides.

LA FLORE

La flore du Koweït est remarquablement adaptée aux conditions extrêmes qui règnent dans le pays.

La végétation est généralement clairsemée et composée en grande partie d’espèces xérophytes (adaptées à la sécheresse) et halophytes (adaptées à la salinité, particulièrement sur la côte).

La majorité des plantes sont des annuelles qui germent et fleurissent rapidement après les rares pluies hivernales, complétant leur cycle de vie avant le retour de la chaleur et de la sécheresse estivale.

Parmi les plantes vivaces, on trouve des arbustes bas et des herbes résistantes.

Des espèces emblématiques comme le Rhanterium epapposum (Arfaj), la fleur nationale, ou différentes espèces de Haloxylon et de Tamarix sont caractéristiques de certaines formations végétales désertiques ou côtières.

La répartition des types de végétation est étroitement liée à la nature du sol (sable, gravier, sel) et à la très faible variabilité microtopographique qui peut influencer la rétention d’eau.

Les sebkhas côtières abritent une flore halophile spécialisée.

LA FAUNE

La faune koweïtienne, elle aussi, présente de nombreuses adaptations pour survivre dans cet environnement hostile.

Les animaux sont habituellement nocturnes pour éviter les températures diurnes extrêmes et minimiser la perte d’eau.

Beaucoup d’entre eux se cachent dans des terriers ou trouvent d’autres moyens de s’abriter.

Les mammifères sont peu nombreux et principalement de petite taille, comme diverses espèces de gerbilles, de gerboises, de renards du désert (Renard roux, Fennec rare ( voir photo) et de hérissons.

Les grands herbivores sauvages, comme l’oryx ou la gazelle, qui étaient probablement présents historiquement, ont disparu de la plupart des régions, remplacés par des animaux domestiques comme les chameaux et les chèvres qui, par leur pâturage, continuent d’influencer la végétation.

Le Koweït est situé sur une voie de migration majeure pour de nombreux oiseaux qui voyagent entre l’Eurasie et l’Afrique.

Cela fait du pays un point d’escale important pour une grande diversité d’espèces, notamment des oiseaux d’eau, des rapaces et des passereaux, en particulier au printemps et à l’automne.

Les oiseaux résidents sont typiques des milieux arides (différentes espèces d’alouettes, courvites, gangas et outardes).

La côte et les îles sont des zones importantes pour les oiseaux marins et les échassiers.

Les reptiles sont particulièrement bien représentés et adaptés au climat désertique.

Une grande variété de lézards, tels que les geckos, les scinques, les agames et les varans, sont communs, ainsi que plusieurs espèces de serpents, dont certains sont venimeux.

Leur capacité à tolérer la chaleur et à économiser l’eau les rend très prospères dans cet écosystème.

Les insectes et autres arthropodes sont également très présents et jouent un rôle essentiel dans les chaînes alimentaires du désert.

L’environnement marin du Koweït, dans les eaux peu profondes du golfe Persique, constitue un autre écosystème important.

Bien que soumis à des conditions de forte salinité et de variations de température, il abrite une grande diversité de poissons, de crustacés, de mollusques et d’autres invertébrés marins.

Des espèces plus grandes comme les dugongs et les tortues marines sont rares mais présentes.

Des récifs coralliens existent dans certaines zones, mais sont vulnérables aux pressions environnementales.

Les vasières et les zones intertidales le long de la côte sont des habitats essentiels pour de nombreux oiseaux et organismes marins.

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