En effet beaucoup d'animaux ont étés victimes de ces incendies a commencer par des orangs outans et des pangolins de la sonde ( espèces fortement menacées ) mais aussi des macaques , des nasiques, des civettes , des varans , des serpents et des oiseaux. 137 animaux morts ont étés retrouvés mais hélas ils ne correspondent pas à la réalité car ils ne représentent que ceux qui sont découverts par les équipes sur le terrain . Mais il n'y a pas que ça , les animaux survivants doivent souvent composer avec la destruction de leur habitat, la raréfaction des ressources alimentaires et le manque d'eau aggravé par la sécheresse. Là encore le rôle sur place de l'IFAW est essentiel et pour répondre à cette urgence, IFAW soutient trois organisations locales en Indonésie : le Programme de conservation des orangs-outans de Gunung Palung (GPOCP), la fondation Yayasan Inisiasi Alam Rehabilitasi Indonesia (YIARI) et le Conservation Action Network Indonesia (CAN).

Plusieurs semaines après le déclenchement de l’état d’urgence lié aux incendies de forêt en Indonésie, l’ampleur de leur impact sur la faune sauvage apparaît de plus en plus clairement.

Les équipes déployées sur le terrain constatent que de nombreuses espèces sont affectées par la destruction de leur habitat et la raréfaction des ressources essentielles à leur survie.

Les derniers rapports du Conservation Action Network Indonesia (CAN), soutenu par IFAW, montrent que les opérations de sauvetage concernent bien davantage que les seuls orangs-outans de Bornéo.

Parmi les 17 animaux secourus récemment figurent huit pangolins de la Sonde, six orangs-outans et trois macaques à longue queue, témoignant de la diversité des espèces touchées par cette crise.

Dans l’ouest de Kalimantan, les observations de notre partenaire YIARI confirment également l’ampleur de la situation.

En collaboration avec le ministère indonésien des Forêts et l’Agence de conservation des ressources naturelles du Kalimantan occidental, les équipes ont évacué 19 orangs-outans ainsi que 12 autres animaux sauvages affectés par les incendies dans les régions de Ketapang et Kayong Utara.

Parmi eux figurent sept pangolins, deux nasiques, un semnopithèque sombre, un loris lent de Bornéo et une civette de Malaisie.

Ces sauvetages illustrent une réalité souvent moins visible : les incendies et la sécheresse ne menacent pas une seule espèce, mais des écosystèmes entiers.

Privés de nourriture, d’eau, d’abris et d’espaces sûrs, de nombreux animaux sont contraints de quitter leur habitat et de se réfugier dans les dernières zones forestières encore intactes, ainsi que dans les plantations, les jardins ou à proximité des habitations humaines.

Les pangolins en première ligne face aux incendies

Pour les pangolins de la Sonde, une espèce déjà gravement menacée, les conséquences des incendies sont particulièrement alarmantes.

Au cours de ses interventions, le CAN a secouru huit individus, mais ses équipes ont également retrouvé plusieurs pangolins morts dans des zones ravagées ou affectées par les flammes.

Discrets et difficiles à observer dans leur habitat naturel, les pangolins vivent principalement la nuit et passent une grande partie de leur temps dans des terriers ou d’autres abris au sol.

Lorsque les incendies gagnent du terrain, ces refuges peuvent rapidement se transformer en pièges, limitant leurs chances de fuite.

Pour les animaux retrouvés vivants, le sauvetage n’est que le début d’un long processus.

Chaque individu est évalué afin de déterminer les soins dont il a besoin, qu’il s’agisse d’une prise en charge vétérinaire, d’une période de réhabilitation ou d’un suivi avant son retour à la vie sauvage.

La réintroduction n’est envisagée que lorsque l’animal est suffisamment rétabli et que son habitat peut lui offrir les conditions nécessaires à sa survie.

Cette approche est essentielle pour donner aux pangolins, comme à d’autres espèces touchées par les incendies, une réelle chance de retrouver leur place dans un écosystème déjà fortement fragilisé.

Ce que révèlent les observations de terrain

Depuis le début de la crise, le CAN et ses partenaires sont intervenus sur 211 foyers d’incendie à travers le Kalimantan, dont 51 situés dans des forêts protégées ou des habitats essentiels aux orangs-outans.

Ces opérations ont mobilisé 43 pompiers professionnels et 173 volontaires issus des communautés locales, témoignant de l’ampleur de la réponse déployée sur le terrain.

Au fil de leurs interventions, les équipes recensent également la faune affectée par les incendies.

Dans les zones brûlées ou menacées par les flammes, elles ont observé de nombreuses espèces, parmi lesquelles des orangs-outans, des pangolins, des macaques, mais aussi des serpents, des varans, des oiseaux, des cerfs et des cerfs-souris.

Malheureusement, tous les animaux ne peuvent pas être sauvés.

Au cours de leurs opérations, les équipes du CAN ont retrouvé 137 animaux morts, dont 87 serpents, 23 varans, 14 pangolins de la Sonde, huit oiseaux, trois macaques à longue queue, un cerf et un cerf-souris.

Ces chiffres ne reflètent toutefois qu’une partie de la réalité : ils correspondent uniquement aux animaux découverts par les équipes sur le terrain et ne représentent pas le nombre total de victimes de ces incendies à l’échelle du Kalimantan.

L’impact des feux sur la faune se poursuit bien au-delà du passage des flammes.

Les animaux survivants doivent souvent composer avec la destruction de leur habitat, la raréfaction des ressources alimentaires et le manque d’eau aggravé par la sécheresse.

Même après l’extinction des incendies, les conséquences sur la biodiversité continuent donc de se faire sentir pendant de nombreux mois.

Les opérations de sauvetage se poursuivent après le passage des flammes

Un sauvetage d’orang-outan relaté par CAN illustre bien les effets de la catastrophe à long terme.

Une mère et son petit, retrouvés dans une forêt fragmentée du Kalimantan oriental, étaient en mauvais état nutritionnel après que la sécheresse eut réduit leur accès à la nourriture et à l’eau et que des incendies se soient déclarés à proximité.

Ils ont été amenés au Centre de réhabilitation de la faune sauvage de Long Sam pour y être soignés et leur état s’est depuis amélioré.

Leur histoire montre clairement pourquoi la lutte contre les incendies de forêt ne s’arrête pas une fois le feu maîtrisé.

Les animaux qui survivent peuvent encore être confrontés à la faim, à la déshydratation, à des blessures, au déplacement et à la perte de l’habitat dont ils ont besoin pour se rétablir.

IFAW aide le CAN à poursuivre le sauvetage de la faune sauvage et les soins vétérinaires, parallèlement à la lutte contre les incendies et à la surveillance.

Les équipes ont besoin de carburant et de moyens de transport pour atteindre les sites isolés, de pompes et de tuyaux pour acheminer l’eau, d’équipements de protection et médicaux pour les intervenants, ainsi que de fournitures vétérinaires pour soigner les animaux touchés par la situation d’urgence.

La faune sauvage et les communautés face à la même crise

Les incendies et la sécheresse prolongée bouleversent à la fois la vie des animaux sauvages et celle des populations locales.

Pour soutenir les communautés touchées, le CAN a distribué de l’eau potable dans 10 villages affectés par la sécheresse et fourni une aide alimentaire ainsi que des produits de première nécessité à 173 familles ayant perdu leurs cultures ou leurs potagers.

Cinq familles dont les habitations ont été détruites par les flammes ont également bénéficié d’un hébergement temporaire.

En parallèle, le CAN apporte un soutien essentiel aux équipes de lutte contre les incendies grâce à la fourniture de matériel médical, de médicaments, de moyens de transport et d’une assistance logistique.

Les habitants sont eux-mêmes en première ligne de cette mobilisation.

Leur connaissance du terrain permet de repérer rapidement les nouveaux foyers d’incendie, d’identifier les accès et les points d’eau, et de soutenir les opérations jour après jour.

Leur engagement est indispensable pour préserver les forêts dont dépendent à la fois les communautés locales et la faune sauvage.

Dans le Kalimantan occidental, les équipes de YIARI poursuivent également leurs patrouilles de surveillance 24 heures sur 24 aux côtés de leurs partenaires.

Leur mission consiste à détecter rapidement les départs de feu et à suivre l’évolution des incendies afin d’intervenir sans délai.

L’IFAW soutient l’ensemble de ces actions de prévention, de surveillance et de lutte contre les incendies.

Alors que les interventions se poursuivent, il faudra du temps pour mesurer pleinement les conséquences de cette crise sur la biodiversité.

Une réalité s’impose déjà : protéger ces forêts ne revient pas seulement à sauver une espèce.

Des pangolins qui parcourent le sous-bois aux orangs-outans qui vivent dans la canopée, toute une mosaïque d’espèces dépend de ces écosystèmes aujourd’hui soumis à une pression extrême.

Chaque forêt préservée et chaque animal secouru contribuent à préserver l’équilibre fragile de cet habitat exceptionnel.

Les incendies continuent de menacer les orangs-outans de Bornéo

16 septembre 2026

Alors que les incendies de forêt poursuivent leur progression dans la partie indonésienne de Bornéo, l’ampleur de leurs conséquences sur les orangs-outans de Bornéo devient de plus en plus préoccupante.

Une récente analyse révèle qu’environ 60 % des zones touchées par les feux à Kalimantan entre juin et août se situent dans l’aire de répartition de cette espèce déjà gravement affectée par la destruction de son habitat.

Pour répondre à cette urgence, IFAW soutient trois organisations locales en Indonésie : le Programme de conservation des orangs-outans de Gunung Palung (GPOCP), la fondation Yayasan Inisiasi Alam Rehabilitasi Indonesia (YIARI) et le Conservation Action Network Indonesia (CAN). Ensemble, leurs équipes interviennent pour limiter la propagation des incendies, protéger les forêts gérées par les communautés locales et secourir les orangs-outans déplacés par la catastrophe, tout en préparant leur réhabilitation lorsque cela est possible.

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