L'action néfaste du plastique sur le climat s'expliquerait par le fait qu'il stocke l'énergie solaire. Une étude publiée le 4 Mai sur nature climate change mentionne que le plastique aurait probablement un effet négatif sur le climat. Les plastiques absorbent et conservent la chaleur ce qui réchauffe l'atmosphère autour d'eux . Les plastiques sont malheureusement présents de manière colossale sur terre et dans les mers et les océans ou il existe même des continents de plastique. Il est urgent de remplacer cette matière le plus souvent possible, par des sacs kraft solides à l'américaine ou par des sacs en nylon pour les courses et d'enlever le plastique des paquets de cigarettes particulièrement inutile et invasif par exemple.

Une étude publiée lundi 4 mai dans la revue scientifique «Nature Climate Change» révèle que ces minuscules particules de plastique, le plus souvent colorées, ont une influence directe sur le climat en stockant l’énergie solaire.

Déjà réputés nocifs pour la santé humaine et les écosystèmes, les microplastiques et nanoplastiques affectent également le climat.

C’est ce que révèle une étude publiée lundi 4 mai dans la revue scientifique britannique Nature Climate Change par une équipe de chercheurs chinois et américains qui ont mesuré l’impact sur le réchauffement climatique de ces minuscules particules de plastique présentes dans l’atmosphère.

Les micro plastiques ( moins de 5000 micromètres, soit 5 millimètres) et nanoplastiques (moins d’un micromètre) sont issus de la fragmentation de déchets plastiques plus volumineux causée par l’exposition au soleil ou l’abrasion mécanique.

Dispersés dans l’environnement, transportés notamment par le vent

 Une contribution importante au réchauffement atmosphérique

Il s’avère que ces particules peuvent influencer le climat terrestre et participer au changement climatique.

Cela est dû à la manière dont ils interagissent avec la chaleur du Soleil.

Les microplastiques absorbent et conservent la chaleur, ce qui a tendance à réchauffer l’atmosphère autour d’eux.

Il ne s’agit pas des seules particules à avoir ce type de comportement déjà visible avec les aérosols , le carbone noir et la suie .

La différence ici est que les microplastiques sont particulièrement doués à ce jeu.

D’après les auteurs, ils contribueraient au réchauffement climatique à un niveau notable : environ 16 % de ce qui est déjà atteint par la suie.

Ces chiffres sont à prendre avec précaution, cependant.

Pour les obtenir, les auteurs ont réalisé des expériences en laboratoire visant à savoir quelle était la réaction des microplastiques lorsqu’ils étaient exposés au Soleil.

Jusque-là, on ignorait s’ils avaient tendance à se refroidir ou à se réchauffer.

Leurs résultats montrent que dans l’immense majorité des cas, ils réchauffent l’atmosphère à un niveau relativement élevé

Un effet longtemps sous-estimé, et toujours incertain

Mais pour savoir quel est l’effet réel sur le climat, il faudrait davantage de données, notamment la concentration de ces microplastiques dans l’atmosphère.

On sait qu’ils sont plus nombreux au-dessus des larges courants océaniques où ils ont tendance à s’accumuler, tout particulièrement vers les gyres, ces vastes courants d’eau circulaires que l’on trouve par exemple dans l’océan Pacifique, non loin de la côte américaine.

Selon les auteurs, les modèles climatiques actuels sous-estiment le rôle de ces microplastiques sur le climat.

Une étude de 2021 également parue dans Nature a abouti à la conclusion que leur présence dans l’atmosphère n’avait pas de conséquence au niveau des radiations, notamment en comparaison avec les dommages causés par les aérosols.

L’étude précisait malgré tout que si la concentration de plastiquecontinuait d’augmenter , des effets néfastes étaient à craindre.

D’après ces nouveaux travaux, les dommages sont déjà là.

Il reste à en évaluer plus précisément l’ampleur.

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