Que ça soit les oiseaux tels que les hirondelles , les mouettes , les chouettes et les hiboux , les vaches , les moutons et les chevaux, nos chiens et chats domestiques , les insectes notamment ceux qui piquent, tous ont de bonnes notions de météologie. C'est sans doute le cas pour la plupart des espèces. C'est également le cas pour certaines plantes telles que les trèfles et les marguerites. Contrairement à toutes ces espèces aviaires, mammifères domestiques ou sauvages, ou même insectes et plantes, nous nous sommes éloignés de nos instincts naturels, Nul doute que nos lointains ancêtres avaient des comportements instinctifs dus à leurs sensibilités aux variations de la météo . Même si l'on dispose maintenant d'une bonne technologie pour prévoir la météo , de ce fait on peut nous aussi se fier à la réaction des animaux et des oiseaux pour anticiper telle ou telle condition météoloqique et même pour des catastrophes naturelles telles que les séismes, incendies ou tsunamis. Les animaux souvent anticipent ces catastrophes.

C’est à un élève de Galilée que l’on doit le premier baromètre de l’histoire.

En 1643 Evangelista Torricelli inventé à Florence l’outil de prédiction qui porte son nom.

Avant l’apparition de ce baromètre,  les hommes ont toujours cherché à prédire la météo.

Seule possibilité : observer la nature et plus précisément le comportement des animaux.

Oiseaux, insectes, mammifères, chacun à sa manière, livre des signaux subtils sur la météo à venir.

Ces comportements, souvent instinctifs, sont le fruit d’une longue coévolution avec leur environnement

Les oiseaux, sentinelles des cieux

Les oiseaux, en perpétuel mouvement dans les airs, sont particulièrement sensibles aux variations atmosphériques.

Leur seule présence, leur passage, leur chant, sont autant d’informations et de présages.

C’est d’ailleurs la masse de ses observations qui ont donné lieu à la création de dictons populaires.

Commençons donc par l’hirondelle,  qui a elle seule “ne fait pas le printemps” comme l’enseigne la sagesse populaire

Les hirondelles : Lorsqu’elles volent bas près du sol, c’est souvent le signe d’une pluie imminente.

Explication : l’augmentation du degré d’humidité dans l’air avant la pluie pèse sur les insectes qui redescendent alors vers le sol.

  • De fait les oiseaux en profitent alors pour voler bas pour se nourrir.

  • Les mouettes : Avant une tempête, les mouettes ont tendance à se rapprocher des côtes.
    Elles semblent anticiper les vents forts et les vagues déferlantes, cherchant ainsi un abri.

  • Les chouettes et les hiboux : Ces oiseaux nocturnes deviennent plus actifs avant une tempête, probablement attirés par les insectes qui sortent de leurs cachettes en raison de l’augmentation de l’humidité.

Mieux encore, selon certaines études, la grive fauve serait capable de prévoir plusieurs mois à l’avance l’intensité d’un ouragan et d’adapter son comportement migratoire en conséquence.

Les insectes, de petits météorologues

Les insectes, notamment les espèces piqueuses, manifestent une activité accrue avant les perturbations atmosphériques.

En effet, outre des conditions de vol plus favorables, la peau humaine, tout comme celle de certains mammifères, exsude une substance particulière lorsque l’air est chargé d’humidité.

Cette sécrétion cutanée agit comme un véritable attrait pour les insectes, les incitant à se poser sur notre épiderme en plus grand nombre.

Chez les abeilles, ce comportement est principalement motivé par l’instinct de survie de la colonie.

Anticipant les intempéries, elles se réfugient en masse au sein de leur ruche, quelques heures avant l’arrivée de la pluie ou d’un orage.

Mais les jours précédant la pluie, elles apparaîtront plus actives que d’habitude .

Elles anticipent et constituent des réserves pour les jours où elles ne pourront pas butiner.

Les mammifères, des baromètres à quatre pattes

Nos animaux de compagnie sont aussi indicateurs naturels de la météo à venir.

Leurs sens aiguisés les rendent sensibles aux changements atmosphériques.

Les chiens et les chats, dotés d’une ouïe fine, peuvent entendre les orages à plusieurs kilomètres de distance.

L’électricité statique présente dans l’air avant un orage les rend nerveux, les poussant à chercher refuge.

Les chevaux, quant à eux, sont extrêmement sensibles aux variations de pression atmosphérique, d’humidité et d’électricité.

Avant un orage, ils montrent des signes d’agitation et cherchent un abri.

Leur comportement est influencé par les changements météorologiques, car ils ressentent les modifications atmosphériques bien avant les humains.

Vaches et moutons livrent aussi leur propre indice .

Avant une tempête ces animaux grégaires ont tendance à se tourner vers le vent et à se regrouper.

Ce comportement leur permettrait de se protéger des bourrasques et de la pluie.

Mais les animaux ne sont pas les seuls à donner des indices précieux sur la météo à venir.   observer les plantes peut aussi être riche d’enseignement. Le trèfle :

Lorsque le temps se couvre, le trèfle referme ses feuilles pour se protéger de la pluie et de l’humidité excessive.

Les marguerites : L’ouverture et la fermeture des marguerites sont étroitement liées à l’ensoleillement.

Par temps couvert elles ont tendance à rester fermées .

Encore une invitation à observer  patiemment la nature  pour entendre ce qu’elle veut nous dire.

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