Le canton de Genève a une spécificité, celle que la chasse est interdite depuis 1974 . La faune y est gérée exclusivement par les gardes de l'environnement de l'État, ce qui a profondément modifié le comportement des animaux, devenus nettement moins craintifs envers l'être humain.

LA FAUNE

Une faune sauvage sans chasseurs

Le modèle genevois se distingue par une spécificité historique : l’interdiction totale de la chasse de loisir depuis 1974.

La faune y est gérée exclusivement par les gardes de l’environnement de l’État, ce qui a profondément modifié le comportement des animaux, devenus nettement moins craintifs envers l’être humain.

Les grands mammifères :

Le canton a vu le retour naturel du cerf et une forte présence du chevreuil et du sanglier.

Des mammifères comme le lièvre y prospèrent également au point que certains individus sont régulièrement capturés pour repeupler d’autres cantons.

Le blaireau et le discret chat sylvestre ( voir photo )  trouvent des refuges idéaux dans les massifs forestiers

Les oiseaux d’eau et migrateurs :

La Rade de Genève est classée comme zone d’importance internationale pour l’hivernage des oiseaux aquatiques.

Des milliers de canards, de hérons cendrés et d’autres espèces migratrices y séjournent chaque hiver en toute tranquillité.

Soins de la faune :

En cas d’observation d’un rapace ou d’un animal sauvage blessé, le Centre de Réadaptation des rapaces et de la faune sauvage (CRR) intervient activement pour les soigner et les relâcher.

 Une flore préservée et des forêts sanctuaires

La diversité des milieux naturels genevois (cours d’eau, cordons boisés, zones agricoles) abrite une flore particulièrement variée.

  • La forêt sanctuaire de l’Allondon : Située sur les hauts de Satigny, la réserve du Vallon de l’Allondon protège la plus grande forêt sanctuaire du canton (plus de 90 hectares). Non exploitée depuis des décennies, cette forêt de chênes et de charmes abrite des arbres matures, des bois morts indispensables à la biodiversité, des populations de salamandres tachetées, ainsi que des champignons rarissimes en Suisse (comme le cortinaire de Moenlocau).

  • Aménagement urbain et résilience : Pour lutter contre les îlots de chaleur, le canton s’est fixé l’objectif ambitieux de planter 150 000 arbres supplémentaires pour adapter l’environnement urbain au changement climatique.

Recherche scientifique :

Les célèbres Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève (CJBG) s’étendent sur 28 hectares et jouent un rôle mondial de premier plan dans l’étude, la conservation et la sauvegarde des espèces végétales.

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