
La Fondation Brigitte Bardot, qui fêtera ses quarante ans en 2026, souhaite, «plus que jamais, […] porter l’œuvre de Brigitte Bardot».
La mort de Brigitte Bardot ne marque pas la fin du combat qu’elle a incarné pendant plus d’un demi-siècle : pilier de la protection des animaux, la fondation qui porte son nom a été organisée pour survivre à la disparition de l’icône du 7 eme art .
La Fondation Brigitte Bardot , qui fêtera ses quarante ans l’an prochain, «continuera, plus que jamais, à porter l’œuvre de Brigitte Bardot», a assuré dimanche 28 décembre l’organisation dans le communiqué annonçant le décès de sa fondatrice à 91 ans.
Son héritage, souligne-t-elle, «demeure vivant dans les actions menées avec la même passion et la même fidélité à ses idéaux.»
Créée par l’actrice mythique en 1986 à Saint-Tropez (Var), cette association dédiée à la protection des animaux sauvages et domestiques en France et dans le monde est devenue l’une des structures les plus importantes de la cause animale en France.
«J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes.
Maintenant je donne ma sagesse et mon expérience et le meilleur de moi-même aux animaux», disait la star de son combat.
La «fondation est forte» et «elle continuera avec force et vigueur», a insisté Bruno Jacquelin, le directeur de la presse et des relations publiques de l’association, sur BFMTV dimanche soir.
«Il y aura certainement une période un peu compliquée car l’image de la Fondation est rattachée à celle de Brigitte Bardot, sa présidente, mais en tout cas, tout a été mis en œuvre pour qu’elle perdure», assurait déjà en 2019 Christophe Marie, alors directeur de la structure.
Après des débuts modestes «dans une petite chambre d’amis de La Madrague», célèbre villa Tropezienne de l’artiste l’organisation s’était installée en 1988 à Paris, dans un immeuble de trois étages du 16e arrondissement dont elle est aujourd’hui propriétaire.
La Madrague elle-même a été intégrée au capital de la fondation en 1992.
Investie jusqu’à la fin
Depuis sa création, la fondation dénombre plus de «12.000 animaux recueillis dans l’“Arche de BB”».
Pilotée par un conseil d’administration sous tutelle ministérielle et soutenue par des bénévoles, la structure est reconnue d’utilité publique.
Ce statut lui permet de recevoir des legs exonérés de droits de succession, qui représentent désormais 95% de ses ressources.
Le reste provient de dons de particuliers, auxquels l’organisation adresse chaque trimestre «L’Info journal», une publication d’une trentaine de pages, ainsi qu’un magazine destiné aux plus jeunes.
Au siège parisien, une cinquantaine de salariés œuvrent dans des bureaux où des chats circulent librement, attendant une adoption.
Au total, la fondation emploie environ 300 personnes réparties sur plusieurs sites.
En Normandie, deux établissements – dont La Mare Auzou, qui mobilise à elle seule une centaine d’employés accueillent près de 1500 animaux : chiens, chats, équidés, cochons, chèvres, lapins…
En Dordogne, la propriété de Montpon héberge essentiellement des animaux de ferme, tandis que le site de Bazoches-sur-Guyonne, en Île-de-France, complète ce réseau.
À ces infrastructures s’ajoutent des actions à l’international, menées dans 70 pays (Inde, Thaïlande, Chine, Maroc, Turquie…), du sauvetage d’animaux domestiques aux programmes de protection d’espèces menacées.
Chaque année, le service juridique mène par ailleurs des centaines d’enquêtes pour lutter contre la maltraitance.
Brigitte Bardot s’est investie jusqu’au bout dans sa fondation.
Si vers la fin elle venait peu, seulement au conseil d’administration, «on l’appelait à 11h45 et l’après-midi, elle appelait une à deux fois », a rapporté Bruno Jacquelin à l’AFP.
Dans une interview accordée à BFMTV en mai dernier, elle réclamait l’abolition de la chasse à courre.
«C’est une horreur (…). Il faut absolument que le gouvernement français accepte de m’offrir, après 50 ans de demande sans réponse, au moins cette victoire», martelait l’égérie de Vadim et Godard.
Un combat ultime
Cet ultime combat ainsi que Bardot le qualifiait, reste une priorité de sa fondation, au même titre que l’interdiction aux mineurs d’assister à des corridas ou encore la fin de la consommation de la viande de cheval.
L’association de défense des animaux Peta a appelé tout un chacun à faire un geste pour la cause animale «dès aujourd’hui afin que les graines qu’elle a semées continuent à fleurir».




