Beaucoup de diversité.

LA FLORE

LES CHATAIGNIERS

Habitat :

  1. aime le climat doux et le sol non calcaire
    étaient nombreux dans les communes voisines d’Evian
    taille : 30 m

Utilisation :

  1. bois peu putrescible
    charpente (éloigne les araignées), parquet, tonnellerie, tuteurs …
    fruit comestible bien connu: la châtaigne

Les CROSSES

Typiquement régionales,

les «crosses» ont été inventées par les moines de l’abbaye d’Abondance qui astucieusement faisaient grimper la vigne le long de ces branches de châtaigniers afin de protéger le raisin du gel et lui permettre ainsi de mûrir en pays de montagne.

LE CHARME

Habitat :

  1. de la plaine à 1.800 m d’altitude
    très résistant au froid
    aime le sol frais
    dans la forêt, en compagnie du frêne et de l’érable
    taille : 30 m
  2. Utilisation :

bois dur

manche, planche à découper, queue de billard, joug de boeuf…

excellent bois de chauffage. es arbres de la région lémanique

ERABLE SYCOMORE

Habitat :

climat montagnard jusqu’à 1800 m d’altitude
dans la forêt, en compagnie du hêtre ou du sapin
peut vivre jusqu’à 500 ans
taille : 35 m

Utilisation :

lutherie (pianos, violons), tournerie, sabots…
chauffage. HETRE ou FAYARD

Habitat :

de la plaine à 1.800 m d’altitude
résiste bien au froid et à l’ombre
craint l’ensoleillement brutal
dans la forêt, en compagnie du charme, de l’érable et même du sapin
15 % de la forêt française couvrirait la majeure partie de l’Europe si on laissait faire la nature
taille 40 m

Utilisation :

bois peu durable
ébénisterie
chauffage

fabrication d’huile d’éclairage et de consommation à partir de ses fruits (Angleterre) cependant toxique à forte dose
son charbon de bois a été utilisé comme bactéricide et antituberculeux

PEUPLIER D’ITALIE

Habitat :

supporte froid et sol peu riche
aime terrain humide
souvent en association avec le frêne et le saule dans les zones humides
taille 30 m

Utilisation :

arbre d’ornement
caisserie, pâte à papier …
son charbon de bois est absorbant et désodorisant.

FRENE

Habitat :

dans la forêt de vallée au sol frais
ne vit pas très vieux (150 ans)
souvent en compagnie du peuplier, du charme et du chêne pédonculé
taille : 40 m

Utilisation :

bois peu durable
marqueterie, ébénisterie, manche, traîneau, luge à foin, ski, arc…
nombreuses propriétés médicinale : les feuilles, les fruits sont diurétiques, antirhumastismaux, antigoutteux et l’écorce est surnommée le quinquina d’Europe.

fourrage

chauffage.

EPICEA

Habitat :

très résistant au froid et à l’enneigement
aime sol frais
naturel entre 800 et 1000 m d’altitude, il est cependant planté partout
les aiguilles donnent un humus très acide, les feuillus ont du mal à s’adapter ensuite
taille : 50 m

Utilisation :

lutherie, ébénisterie, boite à fromage, pâte à papier…
chauffage
« sapin » de Noël.

La faune.

Les poissons du lac.

La Lotte

Certain poissons n’ont pas bonne réputation et finissent par être complètement oubliés des hommes.

N’entrant pas dans l’économie piscicole et n’offrant que peu d’intérêt au pêcheur amateur, le discrédit se jette sur eux pendant des décennies, voire des siècles…

Peu connue, qu’elle ne sera la surprise et le désarroi du pêcheur du dimanche s’il se retrouve avec une lotte au bout de la ligne… parions qu’il croira avoir attrapé une espèce encore inconnue…

La Perche

La perche appartient à la très grande famille des percidés dont presque toutes les espèces vivent en eau douce.

 

Toutes ont la particularité de posséder une ornementation de piquants, des dents robustes et un régime carnivore.
De la douzaine d’espèces de percidés que compte le vieux continent, la perche est la plus fréquente et la plus répandue.

Cependant elle devient de plus en plus rare et menacée dans le lac Léman ( voir notre article sur les perches du lac Léman publié le 3 juillet 2018)

La Tanche

Lorsque l’on parle de cet autre cyprinidé, il est rare que l’on obtienne de son interlocuteur des louanges ou une nuance d’admiration.

Au contraire, les amoureux de la gastronomie font une légère grimace signifiant par là même la nature du biotope!

La tanche en effet vit dans la vase une grande partie de sa vie.

Nullement agressive, elle n’aurait jamais pu résister aux assauts des prédateurs sans cette cachette naturelle.

Le Goujon

Ce petit poisson de nos eaux douces est le symbole du calme… des délices de la pêche et d’un certain romantisme.

Répandu dans tous les cours d’eau d’Europe et d’Asie, c’est un animal commun des eaux vives, claires et pures.

Le Gardon

Le gardon blanc fait partie des poissons les plus répandus dans les rivières et les plans d’eau.

Il vit aussi dans l’eau saumâtre des estuaires, parfois aussi dans les baies.

Il atteint une longueur de 15 à 35 cm et dépasse rarement un poids de 1 kg.

C’est un poisson que les pêcheurs à la ligne connaissent bien; par contre, il n’est pas désiré dans les alevinages. I

l constitue la nourriture de nombreuses espèces de poissons carnassiers.

Le gardon blanc fraie entre avril et mai, près de la rive.

La femelle dépose environ 100 000 oeufs.

Le gardon blanc se nourrit de petits crustacés, de larves d’insectes, de mollusques, mais aussi de végétaux, surtout d’algues.

Le Brochet

Poisson de forme élancée, il est pourvu d’un museau plat comme un bec de canard et muni d’un grand nombre de dents pointues.

Tous les membres de la famille des esocidés sont des prédateurs infatigables.

Les brochets se nourrissent surtout de poissons mais aussi de grenouilles, de crustacés, de rats d’eau, de canetons, de jeunes oiseaux aquatiques.

Lorsqu’ils attrapent leur proie, ils la tiennent en travers de leur museau avant de l’avaler.

Le brochet d’Europe et du canada peut atteindre 20 kg.

En France, on n’en trouve guère dépassant les 10 kg.

On l’appelle le « requin d’eau douce » parce qu’il détruit quantité de petits poissons.

Il manque dans certains cours d’eau du midi. Il fraye en février, mars et avril.

Très apprécié comme poisson de table, on prépare aussi avec sa chair les fameuses quenelles recherchées des gourmets.

En Russie, on le sale et on le fume.

En Allemagne, on fait une sorte de caviar avec ses oeufs quoique ceux-ci soient légèrement toxiques.

Les autres espèces de brochets sont exclusivement américaines.

Le géant de la famille, le maskalonge de l’Ohio et du Saint-Laurent, atteint parfois près de 50 kg.

Le Barbeau fluviatile

Ce barbeau vit au fond des eaux courantes limpides entre les cailloux; parfois, on peut le rencontrer aussi dans une mare.

Lorsqu’un barrage est établi dans une rivière, il la quitte et se retire dans les affluents.

Il mesure jusqu’à 70 cm et atteint un poids de 8 kg. généralement, il vit en bancs.

Entre avril et juin, il remonte le fleuve et la femelle dépose dans des endroits sablonneux plus de 10 000 oeufs jaune doré.

Les oeufs et le foie de ce poisson sont considérés comme étant toxiques.

Il se nourrit de larves d’insectes, de petits crustacés, etc. sans dédaigner un petit poisson mort et, le cas échéant, des alevins.

Sa chair est très savoureuse, mais contient beaucoup d’arêtes.

Le Brème

C’est l’un des plus grands poissons d’eau douce d’Europe qui vit dans les eaux à faible courant, ainsi que dans les lacs et les étangs entre la France et l’Oural.

Il mesure jusqu’à 70 cm de long et atteint un poids de plus de 7 kg.

Son corps est très déprimé latéralement, adapté à la vie au fond.

Il ne vient au rivage qu’au moment de frayer (entre mai et juin).

La femelle pond, surtout la nuit, jusqu’à 300 000 oeufs.

Les alevins se nourrissent de plancton, les poissons, de larves d’insectes, qu’ils recherchent dans la vase du fond.

Les jeunes se déplacent en grands bancs près des rivages.

La chair de brème est relativement savoureuse, mais grasse.

Dans beaucoup de pays européens elle est très demandée; elle est vendue fraîche ou fumée.

Le Silure

Les poissons grandissent toute leur vie, le silure peut ainsi atteindre des tailles gigantesques: des individus de plus de deux mètres ont été pêchés dans quelques lacs de Suisse… et en Russie, un record de 5 mètres aurait été enregistré!

Évidemment, le mythe du silure mangeur d’enfants a été alimenté; le silure du Léman serait responsable de la disparition d’enfants, de chiens, etc.

Mais ceci n’est qu’un mythe: il n’y a pas de silures dans le Léman.

La Truite de lac

Saumon et truites appartiennent à la famille des salmonidés.

Très apparentés et couverts d’une multitude de petites écailles enfoncées profondément dans le derme, ils possèdent une nageoire adipeuse derrière la véritable dorsale.

Ils sont allongés, fusiformes, avec un museau long.

Très vifs et carnassiers, ils peuvent atteindre un mètre de longueur.

Poissons extrêmement précieux pour leurs qualités alimentaires, les saumons et truites habitent surtout les eaux froides de l’hémisphère Nord, mais remontent jusqu’au Léman pour y frayer.

Le saumon a disparu du Léman, mais la truite de lac y persiste.

Cette dernière est la même espèce génétique que la truite de rivière.

Le saumon réintroduit au i Léman qui y a vécu, mais qui n’y vit plus depuis quelques années déjà, était la variété américaine.

Les Amphibiens

Le Crapaud commun

Il Mesure de 8 à 12 cm, la femelle pouvant atteindre exceptionnellement 20 cm.

Le mâle est nettement plus petit.

La peau porte des pustules qui sécrètent un venin provenant surtout d’une glande située derrière l’oeil : la glande parotide.

Le jour il se tient dans un trou du sol ou dans quelque endroit obscur.

Le crapaud, comme tous les batraciens, mange absolument tout animal se trouvant à sa portée, pour autant que sa proie bouge et que la taille de celle-ci ne dépasse pas la limite permettant à notre gourmand ami de l’avaler.

Tout lui est bon mais il marque une nette préférence pour les arthropodes.

Au début d’avril il sort de sa léthargie : la femelle pond dans un étang ou un trou d’eau son chapelet d’oeufs, de 3 à 5 cm de long, qu’elle enroule autour des plantes aquatiques.

Il ne faut aux oeufs qu’une dizaine de jours pour éclore.

Les têtards mesurent 2 à 3 cm, mais le jeune crapaud n’a que 1 cm de long lorsqu’il va à terre en juillet.

Le Crapaud calamite

La raie bien visible qui parcourt longitudinalement son dos ainsi que le degré d’inclinaison de la glande parotide permet de différencier aisément le calamite du crapaud commun .

Plus trapu et petit que Bufo bufo, le calamite se complaît dans des milieux un peu plus secs.

Le calamite a une autre particularité amusante : il ne saute jamais !

Se contentant de courir à quatre pattes comme un petit chiot, d’où son autre nom de « crapaud coureur ».

On le trouve rarement près des rives du lac Léman, mais des colonies de ce joli crapaud sont présentes par îlots isolés un peu partout dans la région du Léman.

Le Crapaud accoucheur

Classé parmi les Discoglossidés, sa langue est circulaire et peu mobile, ne pouvant être projetée.

Avec ses 5 cm, ce rarissime crapaud porte bien son nom: le mâle garde les oeufs fécondés enroulés autour de ses pattes de derrière jusqu’à leur éclosion.

Demeurant caché le jour, le crapaud accoucheur sort la nuit pour aller tremper les oeufs dans l’eau afin qu’ils ne dessèchent pas.

Au bout de deux semaines, les têtards sortent en rongeant l’enveloppe; ils continueront dans l’eau leur croissance jusqu’à la métamorphose.

Le Sonneur à ventre de feu

Ce petit crapaud de 5 cms n’est pas non plus apparenté aux autres crapauds, il appartient à une famille bien distincte: les Bombinatoridés.

Magnifique animal aux couleurs chatoyantes sur le ventre, le dos est pourtant terne et granuleux, d’un gris uniforme le rendant quasi invisible entre des cailloux ou sur la vase.

Lorsqu’il est menacé ou effrayé, il se retourne sur le dos et fait le mort, de manière à rendre bien visible son ventre d’un jaune orangé très vif.

Comme souvent dans le monde animal, ces couleurs servent d’avertissement à celui qui aurait la mauvaise idée de vouloir l’avaler: il est hautement toxique et un chien, dit-on, peut en mourir.

Aucun danger pour l’homme ou l’enfant qui le manipule.

Au pire, on aura des démangeaisons et irritations si l’on se touche les yeux après l’avoir eu entre nos mains.

Rappelons-nous que toutes les espèces de batraciens sécrètent un venin défensif plus ou moins puissant et qu’ils sont tous protégés car en grave danger de disparition.

Le sabotage par l’homme de leurs lieux de ponte, mares, marécages, étangs et lagunes a considérablement réduit l’effectif des batraciens.

La Rainette verte

Seule représentante des Hylidés de notre région, la rainette verte se caractérise entre autres par des doigts aplatis terminés en disque adhésif faisant d’elle une excellente grimpeuse.

Ses habitudes sont ainsi typiquement arboricoles.

La rainette verte, aux belles couleurs, est répandue dans toute l’Europe.

Elle modifie sa coloration en fonction du milieu ambiant.

Certaines peuvent être jaune-vert, vert foncé, bleu-vert, etc.

Elles mesurent entre 3,5 et 4,5 cm.

C’est un excellent sauteur, très adroit, aidé en cela par ses doigts gluants qui lui assurent une bonne prise sur les feuilles.

C’est aussi ce qui lui permet de monter ou de descendre le long des parois de verre verticales.

Au moment de l’accouplement, généralement entre avril et juin, les rainettes vertes vont dans l’eau où après la fécondation, la femelle pond jusqu’à 1000 oeufs qu’elle dépose en petits tas.

C’est pendant cette saison que l’on peut entendre le cri du mâle qui ressemble au son de clochettes. La rainette est souvent tenue en captivité pour prédire le temps.

Mais il est erroné de croire que lorsqu’elle se tient au fond du bocal et qu’elle coasse, c’est signe de pluie.

On dit également que lorsque la rainette monte dans le bocal, c’est signe de beau temps.

En réalité, la rainette n’essaie par là qu’à s’échapper de sa prison.

La rainette, ou plus exactement le mâle de la rainette, ne fait entendre sa voix qu’au moment de l’accouplement.

Elle sert donc à tout autre chose qu’à prédire le temps.

Les têtards de le rainette verte sont jaune doré brillant et ont une queue à la pointe très allongée.

La métamorphose se fait au bout d’environ 90 jours et les petites rainettes quittent alors l’eau.

Les adultes, une fois la ponte terminée, se rendent également sur la terre ferme où elles vivent sur des arbres, dans des buissons.

Elles se nourrissent d’insectes, de leurs larves et d’araignées.

En automne, elle quittent les arbres à la recherche d’une bonne cachette abritée dans des creux sous des pierres, pour passer l’hiver.

Certaines hibernent dans la vase.

La Grenouille agile

Très proche de la grenouille rousse, ses pattes arrière sont proportionnellement plus longues et elle a une allure un peu plus élancée.

Championne du saut – ses bonds peuvent atteindre 2 mètres.

On trouve la grenouille agile dans les forêts d’arbres feuillus et dans les prés.

La bande noire couvrant le tympan en arrière de l’oeil est très distincte.

La Grenouille rousse

De couleurs très variables, elle possède sur la face intérieure du pouce une callosité qui est molle en période nuptiale.

Espèce très répandue, elle hiberne dans la vase des marais ou à terre.

La grenouille rousse se rencontre partout.

Sa robe va du jaune brun foncé, en passant par le roux.

Dans les Alpes, on la trouve jusqu’à une altitude de 3000 m.

Son corps atteint une longueur d’environ 10 cm .

L’accouplement débute au printemps, souvent dès le mois de mars; une fois fécondée, la femelle dépose de 1000 à 400 oeufs dans l’eau.

Trois à quatre semaines plus tard, écloront les têtards qui continueront leur évolution dans l’eau, pendant deux à trois mois.

Après cette période, ils ont atteint le stade de grenouilles, quittent l’élément liquide et se répandent dans les environs.

Parfois, les têtards hibernent dans l’eau.

Fin octobre, celles qui ont élu domicile sur la terre ferme retournent à l’eau pour hiberner dans la vase, exception faite des toutes jeunes (jusqu’à l’âge de 3 ans) qui passent l’hiver au sec ou sous des pierres, dans des cavités du sol, sous le terreau, etc.

La grenouille rousse se nourrit essentiellement d’insectes et de leurs larves, d’araignées, de mollusques et de vers de toutes espèces.

Les mâles sont pourvus de poches, grâce auxquelles ils font entendre un léger coassement ou une sorte de ronflement au moment de la période des amours.

La Grenouille verte

La grenouille verte est un hybride entre Rana ridibunda – la grenouille rieuse – et Rana lessonae – la petite grenouille verte.

La grenouille verte ne peut donc être considérée comme une espèce au sens biologique du terme.

Dans les plaines et les montagnes de toute l’Europe on peut rencontrer la grenouille verte; le mâle mesure 7,5 cm, la femelle jusqu’à 13 cm.

Elles se tiennent en groupe près des étangs, des mares, etc. Le soir et les nuits chaudes, les mâles font entendre leur chant aquatique ou, simplement, se tiennent dans l’eau en ne laissant dépasser que leur tête avec les poches qui provoquent ces cris.

La saison d’accouplement se situe entre mai et juin.

La femelle pond entre 2 et 30000 oeufs par petits tas d’environ 300 .

 

Les têtards éclosent au bout 5 ou 6 jours et la métamorphose dure 130 jours.
Cette durée varie avec la température, elle est plus courte lorsqu’il fait plus chaud et plus longue lorsqu’il fait moins beau.

Il peut même arriver que des têtards hivernent.

La grenouille verte se nourrit d’insectes, d’araignées, de vers, de petits poissons.

Elle chasse aussi bien dans l’eau que sur le bord.

Les grenouilles adultes passent l’hiver dans la vase au fond de l’eau; les jeunes par contre se cachent généralement au sec sous des pierres, dans du feuillage.

LES REPTILES

La Salamandre terrestre

Le plus grand amphibien urodèle d’Europe, ce Salamandridé mesure jusqu’à 24 cm.

Elle ne sort que la nuit, ou le jour après la pluie; autrement elle se tient cachée dans des trous ou sous des souches d’arbre; c’est également là qu’elle hiberne.

La femelle ne va à l’eau que pour donner naissance à ses petits, de petites larves avec des membres déjà développés, et le mâle ne fréquente plus l’eau dès qu’il a dépassé le stade larvaire.

On peut rencontrer cette belle salamandre dans les forêts de feuillus sillonnées de ruisseaux clairs.

Sa robe est noire, marbrée de jaune ou d’orangé.

Elle se tient dans la mousse humide, entre des pierres, à proximité de cours d’eau ou encore dans des trous de souris ou d’autre cavités.

Quittant sa cachette le soir, car elle déteste la lumière, elle se meut lentement, avec hésitation, pour aller à la recherche de sa nourriture qui consiste en vers, surtout vers de terre, escargots, insectes et araignées.

Du fait de la lenteur de ses mouvements, elles ne peut capturer que des animaux qui sont eux-même très lents.

Après la pluie, elle sort de sa cachette et c’est à ces occasions qu’on peut la voir dans la journée, mais c’est assez rare.

En automne, les salamandres tachetées d’une vaste région se rassemblent à certains endroits pour se cacher dans des cavités du sol et y hiberner ensemble.

En avril et en mai, les femelles déposent dans des ruisseaux jusqu’à 70 larves qui mesurent environ 3 cm et qui sont déjà pourvues de branchies et de quatre pattes.

L’accouplement a eu lieu, lui, en juillet de l’année précédente.

Deux à quatre mois plus tard, les larves ont disparu et elles quittent la vie aquatique.

Il leur faut cinq ans pour devenir adultes.

Les glandes situées sur leur peau sécrètent une humeur toxique qui n’est pas nuisible à l’homme, sauf si par hasard et par malheur une goutte de ce liquide pouvait entrer dans l’oeil, mais elle est fatale aux animaux de petite taille.

La salamandre n’est pas bonne nageuse.

Elle vit normalement plus de 18 ans.

Une légende du moyen-âge voulait qu’elle fût incombustible.

Le Lézard vert

Le plus grand Lacertidé de la région lémanique.

Seul le lézard ocellé, vivant bien plus au Sud, le dépasse en taille.

Le mâle a la gorge bleu vif en période de reproduction.

La femelle est plus petite et aux couleurs plus ternes, souvent brunâtres.

Le lézard vert se nourrit d’insectes, d’oisillons et d’autres lézards, parfois de fruits sucrés sauvages.

Très farouche, il se déplace très vite et bruyamment lorsqu’il est dérangé, retournant à son abri dans les frondaisons bien éclairées où il habite.

Le lézard vert habite l’Europe méridionale et centrale.

Dans le sud, il atteint 50 cm, plus au nord, 30 cm seulement.

Le mâle est vert vif avec une gorge bleu clair.

La femelle est généralement de couleur rouille à verdâtre et porte des taches sur les flancs.

Le lézard vert fréquente généralement les endroits rocailleux, ensoleillés et chauds, mais on le rencontre aussi sur les chemins des champs, dans les vignobles.

Au printemps, les mâles se livrent des combats acharnés au cours desquels il arrive assez fréquemment qu’ils perdent leur queue, qui repoussera au bout de quelque temps.

La femelle pond, entre mai et le début de juin, de 5 à 25 oeufs dans le sable.

Les petits éclosent au bout de 6 à 8 semaines.

A la fin de septembre ou en octobre, ces lézards se cachent dans des anfractuosités du sol, dans des fissures de rochers, etc. pour hiberner jusqu’en avril.

Ces lézards se nourrissent de divers insectes, de mollusques, mais aussi de petits lézards et parfois de jeunes couleuvres.

Quand ils se trouvent en danger, ils se cachent dans des trous du sol qui peuvent atteindre une profondeur d’un mètre.

Quand on capture un lézard, il essaie de se défendre en mordant.

Quoique cette morsure soit fort douloureuse, elle est sans danger pour l’homme.

Le Lézard vivipare

Le plus petit Lacertidé et seule espèce vivipare de nos régions.

Il est répandu dans tout le bassin lémanique, mais reste assez rare, d’autant plus dans les berges du lac Léman très fréquentées par les humains.

On peut le trouver dans les recoins tranquilles jusqu’à une altitude de 2400 mètres car sa grande résistance au froid et son ovoviviparité lui permettent d’y survivre.

La femelle garde les œufs fécondés dans son corps pendant tout leur développement, les œufs éclosent généralement à peine quelques minutes après la ponte, mais parfois avant.

Le Lézard des murailles

Le plus répandu des Lacertidés du bassin.

Assez fréquent jusqu’à une altitude de 1000 mètres, il fréquente les milieux secs et ensoleillés.

Le lézard des murailles est répandu dans les pays riverains de la Méditerranée, mais on le retrouve également en Europe occidentale et centrale.

Il atteint 15 cm de long. Il est gris et roux avec des taches sombres sur les flancs du dos.

Le mâle a le ventre rougeâtre recouvert parfois de taches bleues tandis que la femelle et le petit ont le ventre gris-blanc.

Le lézard des murailles est un excellent grimpeur.

Il monte aussi bien sur les arbres que sur les rochers et arrive à courir même sur les parois ou les murs verticaux.

Pour s’y maintenir, ses petites griffes aiguës lui permettent de s’accrocher aux moindres rugosités.

Il se plaît sur les pierres calcaires, dans les décombres et les vignobles.

Il ne craint pas l’homme et se laisse facilement approcher.

Il se nourrit d’insectes, d’araignées et vers.

La femelle pond d’ordinaire de 2 à 8 oeufs au mois de mai.

Dans les régions méridionales plus chaudes elle pond même plusieurs fois par an.

La Couleuvre à collier

Le serpent le plus répandu de notre région, mais en net recul.

Biotopes et régime alimentaire variés.

Sa taille varie de 1 à 1,20 mètres, mais certaines femelles peuvent exceptionnellement dépasser les 1,80 m.

Des deux côtés de la tête, elle s’orne d’une tache blanchâtre ou orange.

Elle vit tout l’été près des étangs, des mares et des rivières; en automne, elle va à la recherche d’une cachette pour l’hiver qu’elle trouve dans des anfractuosités, des terriers de mammifères ou des grottes qu’elle partage souvent avec des compagnons de son espèce ou d’autres serpents.

On peut la voir aussi dans l’eau où elle nage lentement mais avec endurance, parcourant souvent de grandes distances; ainsi, on a pu en observer dans la mer à une distance de 23 km du rivage.

Souvent, elle se repose sur des objets qui flottent, parfois même sur des canards.

La couleuvre à collier craint l’homme et le fuit.

Lorsqu’on l’attrape, elle ne se sert que très rarement de ses dents qui sont très courtes, et sa mâchoire s’ouvre assez peu.

Comme défense contre ses ennemis, elle sécrète, d’une glande située près du cloaque, un liquide malodorant ou simule la mort.

Elle se nourrit de divers amphibiens, plus rarement aussi de petits poissons et de mammifères.

Les jeunes mangent aussi des insectes.

Entre juillet et août, la femelle dépose entre 6 et 30 oeufs (exceptionnellement plus) sous le feuillage, dans la berge ou dans la mousse près de l’eau; ces oeufs ont une coque élastique ressemblant à du cuir.

Les petits éclosent au bout de deux mois, plus tôt lorsque le climat est plus clément.

La Couleuvre vipérine

Ce Colubridé ressemble extérieurement à la vipère mais n’est pas venimeux.

De moeurs aquatiques, il fréquente les grandes étendues d’eau, même très froides.

C’est donc la couleuvre vipérine que l’on a le plus de chances de trouver nageant dans le Léman ou se reposant sur ses berges.

Se nourrit de larves, batraciens et poissons.

Petite taille, dépasse rarement 80 cm.

Menacée d’extinction.

La Couleuvre tessellée

Espèce ré introduite au lac Léman, ce colubridé aux moeurs similaires à la vipérine est encore plus strictement aquatique et ne sort de l’eau que pour se réchauffer au soleil, se cacher dans sa tanière et se reproduire.

Régime piscivore.

Cette couleuvre, qui atteint plus d’un mètre de long, est répandue du sud-ouest de la France jusqu’en Asie du Nord.

Le dessus est olive, gris olive, verdâtre ou brunâtre avec des taches sombres qui ornent son dos.

Parfois, le dos porte d’étroites bandes latérales.

Souvent, la tête est ornée d’une tache sombre ayant la forme d’un V retourné.

La partie centrale est d’un jaune qui peut passer au rouge parsemé de taches noires.

Il existe même des individus tout noirs.

Fortement liée à l’eau, elle y passe le plus clair de son temps et, souvent, elle nage très loin.

Elle vit aussi sur les côtes.

Dans les montagnes, on peut la rencontrer dans de petits lacs jusqu’à une altitude de 2700 m.

Elle se nourrit surtout de petits poissons, plus rarement aussi d’amphibiens.

Pour manger sa proie, elle l’amène sur la rive, se pose, un tiers du corps hors de l’eau, et l’avale la tête la première.

Fin juin et juillet, la femelle pond entre 5 et 12 oeufs.

En octobre, elle quitte l’eau à la recherche d’un endroit bien sec pour passer l’hiver; souvent on peut la trouver alors dans des terriers de rongeurs.

La Coronelle lisse

Petite couleuvre peu fréquente avec une répartition par îlots.
Elle aime les milieux secs et son régime est essentiellement composé d’autres serpents et de petits lézards.

La Couleuvre verte-et-jaune

Deuxième espèce de couleuvre par la taille, après la couleuvre d’Esculape, cette espèce affectionne particulièrement les zones sèches couvertes de rares buissons, caillouteuses, ainsi que les terrasses des vignobles.

Espèce particulièrement vive, rapide et agressive, elle menace quiconque la dérange en levant haut la tête et en ouvrant la gueule.

Elle mord assez facilement mais sans aucune grave conséquence puisque non-venimeuse.

Son régime est des plus variés: elle s’accommode de toute proie dont la taille permet la déglutition mais marque une nette préférence pour les lézards.

La Couleuvre d’Esculape

C’est le plus grand serpent de la région: elle atteint parfois la taille respectable de 200 cms.

Beaucoup plus fine que les espèces aquatiques et de moeurs plutôt arboricoles, elle fréquente les forêts de feuillus clairsemées, les champs ensoleillés exposés au sud.

Ses proies consistent en rongeurs, jeunes oiseaux au nid, ainsi que lézards qu’elle chasse et tue par constriction.

La vipère aspic

Ce Vipéridé et sa cousine la vipère péliade sont les seuls serpents venimeux de la région lémanique. Très rare, cette espèce a souffert et souffre encore de l’ignorance et stupidité des gens.

De très petite taille, elle dépasse rarement les 60 cms, timide et circonspecte, elle fuit l’homme dès qu’elle détecte sa présence (par les vibrations du sol) et ne mord qu’en cas d’ultime recours… ou si l’on tente de la saisir.

Elle passe sa période d’hibernation (d’octobre à fin mars dans nos régions) en groupe avec des congénères, dans des trous du sol, des galeries de rongeurs, etc.

C’est probablement la rareté de ces abris naturels qui crée ces « attroupements » hivernaux.

De même que pour d’autres espèces d’animaux dits « de montagne », c’est sa totale destruction par l’Homme dans les zones de plaine qui a réduit son habitat aux dernières zones sauvages.

La rigueur du climat de montagne n’est en réalité la tasse de thé d’aucun reptile.

LES OISEAUX

Le Cygne tuberculé

Les cygnes appartiennent, comme les oies et les canards, à l’ordre des ansériformes et à la famille des anatidés.

Ils s’apparient pour la vie et mènent une existence familiale, même au cours de leurs migrations annuelles.

Tous les cygnes sont végétariens.

Ils mangent des feuilles, des racines et des graines de plantes submergées, occasionnellement des mollusques et autres animaux aquatiques.

Les cygnes ne plongent pas et ne nagent pas sous l’eau.

Ils attrapent leur nourriture grâce à un mouvement de bascule: plongeant le cou dans l’eau, ils relèvent l’arrière du corps pour enfoncer l’avant plus profondément.

Certains d’entre eux font leurs nids sur le bord des étangs ou des marais, quelquefois au sommet de nids faits par les rats musqués ou les castors.

Ils tapissent le creux du nid de leur duvet.

Parfois, leurs oeufs sont pondus et couvés sur une espèce d’île flottante faite de débris végétaux et de morceaux de bois amoncelés.

Les oeufs peuvent être, selon l’espèce, blancs, gris ou crème, bleutés ou verdâtres.

Le cygne noir et le cygne tuberculé couvent pendant trente-cinq jours.

Chez certaines espèces, seule la femelle couve, mais le mâle et la femelle soignent ensemble les petits.

Le Fuligule milouin

Migrateur partiel, de passage et hôte d’hiver.

Les mâles sont identifiables en plumage nuptial (tête à plumage roux).

Il se rencontre de l’Europe orientale jusqu’aux îles Britanniques et le Nord de la France, irrégulièrement dans le Sud de l’Espagne.

Il fait son nid sur des plans d’eau riches en nourriture, entourés de végétation dense, à l’intérieur des terres.

En hiver, il arrive parfois en grand nombre sur le Léman.

Le Fuligule morillon

Migrateur partiel, de passage et hôte d’hiver.

Comme il est bon plongeur, on le rencontre aussi sur des plans d’eau profonde ouverts (tels que les lacs de retenue).

Le fuligule morillon se laisse nourrir et peut devenir semi-apprivoisé.

Le Canard colvert

Sédentaire, erratique ou hôte d’hiver.

Il fait partie des canards de surface, qui se distinguent des canards plongeurs par leur position plus haute sur l’eau et surtout par leur barbotage – le corps basculé à la verticale, la moitié antérieure de l’animal submergée.

Il plonge néanmoins quelquefois pour aller chercher sa nourriture sous l’eau.

Le colvert est peut-être le plus connu et aisément identifiable – du moins pour le mâle – de tous nos canards.

Il a aussi quelques particularités célèbres: c’est un des rares animaux à « violer » sa femelle…

Allant parfois jusqu’à entraîner sa mort par noyade !

Le Tadorne de Belon

Ce ne sont pas des oies et moins encore des canards.

Bien qu’il soient à beaucoup d’égards plus proches de celles-là, les tadornes constituent un petit groupe intermédiaire de sept espèces, dont deux se reproduisent en Europe.

Leurs plumages contrastés, aux couleurs vives, sont presque identiques chez les deux sexes; ils ont aussi la particularité de nicher dans des cavités terrestres.

S’il est un paradis pour le tadorne de Belon, il faut le chercher sur les côtes méridionales de la mer du Nord.

Les rivages y sont plats, sablonneux et vaseux, bordés de dunes et de polders; les marées y dégagent de vastes surfaces d’estran grouillantes de vie animale; enfin, l’homme y aime et y protège les oiseaux, que la sécurité rend confiants.

Pour toutes ces raisons, les tadornes y abondent, voyants et décoratifs, menant ouvertement une vie confortable.

A vrai dire, ils ne peuvent guère se cacher, ces gros palmipèdes aux formes pleines, bariolés de roux, de vert et de noir sur blanc.

On dirait des canards de faïence peinte, posés là pour égayer la monotonie du paysage.

La Harle bièvre

Les poissons ne sont guère inquiétés par la plupart des canards.

Même pour les plongeurs présentés jusqu’ici, ils ne représentent que des proies d’occasion; pourtant ils pullulent à leur portée et devraient les tenter, mais sans doute leur capture est-elle au-dessus de leur moyens.

Nous serions enclins à nous étonner d’une telle négligence de la nature, si les harles ne témoignaient d’un essai d’adapter ces oiseaux aquatiques à la pêche.

Essai, disons-nous, une espèce a déjà disparu et deux autres sont très localisées.

Leur groupe a dû être beaucoup plus répandu jadis.

Son déclin serait-il dû à la concurrence des autres oiseaux pêcheurs?

En développant leur vocation piscivore, l’évolution les a éloignés des garrots, avec lesquels leurs affinités sont certaines, et par leur allure, ils ressemblent moins à des canards qu’à des plongeons.

Leur bec n’a plus qu’un lointain rapport avec celui de leurs parents: au lieu d’être aplati et arrondi à l’extrémité, il s’est modelé en pince étroite qui happe et retient le poisson écailleux et glissant grâce au crochet qui le termine et à ses mandibules denticulées comme des scies.

Le plus grand des « bec-en-scie », le harle bièvre, choisit d’habitude les cavités des arbres pour nicher.

Ce n’est pas chercher la facilité, bien au contraire: les troncs creux n’abondent pas, les loges spacieuses et sûres encore moins.

Leur recherche exige des explorations minutieuses.

Le Foulque

Membres de la famille des Rallidés, ces oiseaux, connus dans le monde entier, sont propres aux lacs, aux rivières et aux marais d’eau douce.

La foulque d’Europe est répandue sur tout le continent; en partie migratrice, ses troupes compactes se tiennent en hiver dans les baies maritimes bien abritées.

Les foulques plongent et nagent avec facilité.

Leurs moeurs de reproduction sont les mêmes que celles des poules d’eau, qui leur sont étroitement apparentées.

Les jeunes nagent immédiatement après leur naissance.

Les foulques, généralement farouches et se cachant à la moindre alerte, sont plutôt bien habituées à la présence de l’homme aux bords du Léman.

La poule d’eau, très souvent confondue avec notre foulque locale, se distingue principalement par ses pattes aux doigts très longs et non lobés.

Le Grand cormoran

Oiseau aquatique de 60 à 80 cm de long, à bec fort et crochu et dont les 4 pieds sont palmés.

Les cormorans, répartis dans le monde entier, se nourrissent essentiellement de poissons.

Ils plongent de la surface de l’eau pour capturer leur proie.

Les hommes, qui ont remarqué leur habileté à capturer les poisson sous l’eau, les ont dressés pour la pêche.

On place autour du cou de l’oiseau un anneau assez large pour lui permettre de respirer, mais trop étroit pour qu’il puisse avaler le produit de sa pêche.

L’oiseau est ensuite lâché jusqu’au moment ou il capture un poisson, son maître lui retirant alors son butin.

Quand il a ramené cinq à six poissons, l’oiseau en reçoit un comme récompense de son travail.

La pêche au cormoran fut pratiquée jadis en Angleterre et en Chine; elle l’est encore aujourd’hui au Japon.

Tous les cormorans de l’hémisphère Nord sont noirs et ressemblent un peu à des corbeaux, d’où leur surnom de « corbeau marin ».

Plus de la moitié des trente espèces de cormorans vivent dans l’hémisphère Sud, beaucoup de ces espèces ont le ventre blanc.

Le Héron cendré

De la famille des Ardéidés, ces échassiers « au long bec emmanché de longues pattes » vivent dans les régions tempérées ou tropicales du monde entier.

Ils volent les pattes étirées vers l’arrière et le bec droit en avant, le cou replié en « S » contre leurs épaules.

Il semble que leur envol soit difficile, tant leurs battements d’ailes sont bruyants; mais dès que l’envol est pris, le vol devient gracieux.

Les hérons, sur leurs lieux de nidification (héronnières), sont solitaires pour pêcher.

Chacun ayant son trou de pêche particulier.

Les hérons nichent dans des boqueteaux.

Au bout de quelques années, leurs déjections et les restes de poisson pourri modifient tellement l’acidité du sol et sa teneur en sels minéraux, qu’ils finissent par tuer les arbres alentour.

Les petits sont nourris par régurgitation.

Quand les jeunes quittent le nid, ils s’exercent à grimper dans les branches et se protègent en crachant leur repas à demi digéré sur tout importun s’approchant au-dessous d’eux.

La Mouette rieuse

Les mouettes (ou goélands, nom réservé aux espèces de grande taille), que l’on range avec les sternes dans la famille des Laridés, se trouvent réparties à travers le monde.

Si certaines espèces ne se rencontrent que sur les bords de mer, d’autres habitent le voisinage des eaux douces.

A part quelques exceptions elles ne sont pas pélagiques, ne s’écartant que peu des rivages.

Ces oiseaux aux pattes palmées sont de bons voiliers capables de vols battus et planés.

Ils ne plongent pas mais nagent et marchent bien.

Tous émettent des cris rauques et désagréables.

Les mouettes vivent en troupes et nichent souvent en colonie.

Mâle et femelle couvent les oeufs et nourrissent les petits par régurgitation.

Chez certaines espèces, les jeunes arborent le plumage adulte à la fin de leur première année, mais les espèces de grande taille ont besoin de deux ou trois ans pour perdre les teintes brunes des immatures.

Les mouettes se nourrissent de poissons et autres animaux marins.

Mais elles sont pratiquement omnivores et dévorent tout déchet abandonné par l’homme ou roulé par les vagues.

A défaut d’eau douce, les mouettes sont capables de boire de l’eau de mer ; et pour éliminer l’excès de sel dont se charge alors leur organisme, des glandes spéciales placées dans les narines en font disparaître le surplus qui s’écoule sous forme de sécrétions.

La mouette rieuse est répandue dans toute l’Europe, aussi bien sur les bords de mer qu’au voisinage des lacs et des fleuves à l’intérieur des terres.

Son capuchon noir disparaît en hiver pour réapparaître à la mue du printemps.

Le Goéland cendré

Le goéland cendré, à distribution circumpolaire dans l’hémisphère Nord, est une espèce relativement nouvelle au Léman.

Comme son proche cousin le goéland argenté, il s’est multiplié d’une manière disproportionnée en profitant des déchets abandonnés par l’homme dans les ports et sur les côtes.

Abondant le long des côtes, le goéland cendré vagabonde aussi à l’intérieur des terres, au voisinage des lacs, des étangs et des rivières.

Friand de coquillages, il ouvre les palourdes et les moules en les faisant tomber sur une surface plate et dure.

Si la première chute ne casse pas la coquille, il ramasse le coquillage et le fait retomber d’une plus grande hauteur.

En l’absence de son dessert favori, il se contente de n’importe quoi.

Le Grèbe huppé

Oiseaux plongeurs à la queue rudimentaire, répartis dans le monde entier, au voisinage des eaux douces.

Leur corps a la forme d’un bateau à fond plat.

Leurs pattes ont des lobes palmés qui leur permettent de bien nager.

Ce sont d’excellents pêcheurs qui savent plonger rapidement; pour s’enfoncer sous l’eau, les grèbes expulsent l’air contenu dans leurs poches à air.

Ils dorment sur l’eau, la tête sous l’aile.

Les Grèbes appariés construisent des nids flottants faits de joncs, de laîches et d’herbes.

Chaque fois qu’ils s’éloignent, les parents recouvrent les oeufs de matériaux mouillés pour les cacher.

Les petits nagent et plongent dès l’éclosion.

Bien qu’ils puissent marcher, les grèbes sont maladroits sur terre, en raison de la position de leur pattes situées très en arrière du corps, et ne peuvent prendre leur envol ; même en « décollant » de l’eau, elles ont du mal à s’envoler.

Les espèces nordiques sont migratrices, en particulier le grèbe à bec cerclé, répandu dans l’hémisphère occidental, et le grèbe esclavon, réparti sur le monde entier.

Une seule espèce est incapable de voler: le grèbe du lac Titicaca, au Pérou.

Le plus petit de nos grèbes, le grèbe castagneux, niche au voisinage de nos lacs et des eaux dormantes; il hiverne dans les estuaires et sur les eaux non prises par les glaces.

Le Milan noir et royal

Migrateur présent de mars à septembre.

Un peu plus petit que le milan royal, avec une queue de même longueur mais beaucoup moins fourchue.

Le dessous du corps apparaît, en vol, plus sombre et moins contrasté que celui du milan royal.

On le voit souvent voler ou planer le long des berges.

Son cri est une sorte de hennissement « wuhihi » ou des trilles.

Abonde partout en Europe sauf dans le Nord.

Il niche chez nous en plaine et en moyenne montagne à proximité de l’eau.

Nid construit dans un conifère ou un arbre feuillu.

Une seule couvée par an; ponte entre mi-avril et mi-mai de 2 à 3 oeufs (54x42mm), blancs à verdâtres; ils sont couvés essentiellement par la femelle – ravitaillée par le mâle – durant 26 à 38 jours.

Les jeunes prennent leur envol après 45 jours environ.

Les milans se nourrissent de poissons morts ou malades, oiseaux blessés ou petits mammifères.

LES MAMMIFERES

le Renard roux

Canidé bien connu de notre région, rares sont ceux qui n’ont pas, ne serait-ce qu’une fois, eu l’occasion d’en croiser un au bord d’une route ou d’un chemin de campagne.

Admiré, dessiné par nos enfants, chassé, piégé; il fait partie intégrante de notre culture.

Et cet opportuniste se porte plutôt bien, il serait même en expansion.

Plus que tout autre prédateur, il a hanté nos rêves d’enfant et notre imaginaire, ainsi que notre vie quotidienne.

Il symbolise souvent la ruse et la malice auprès des auteurs.

Le Loup

Il existe encore des loups dans le bassin du Léman. I

Hélas non… ce n’est bien évidemment qu’un mensonge, un mauvais jeu de mots.

Quand un vrai loup – avec des oreilles pointues et des crocs – venant de la petite communauté de loups transalpins basée en Italie, a le malheur de traverser les Alpes pour faire du tourisme dans notre région, il est systématiquement abattu par le fusil d’un imbécile…

Et le public prendra connaissance de la mort de ce magnifique animal par un article de presse accompagné de la photo d’un spécimen mort.

Le Lynx

Encore une espèce de prédateur trop belle et grosse pour cohabiter harmonieusement avec des éleveurs francs-tireurs.

Le plus grand des matous sauvages a pourtant tout pour réussir: c’est le carnivore le mieux doté pour la chasse et rien, si ce n’est les pièges et le fusil de l’Homme, ne peut expliquer son déclin.

Le Lynx d’Europe a des proches cousins aussi bien en Afrique, en Asie qu’en Amérique.

Ces différentes souches de Lynx, très proches génétiquement, sont considérées comme des espèces bien distinctes ou des variétés géographiques.

Le Blaireau

C’est le géant des mustélidés d’Europe.

Très actif mais secret et discret, cet omnivore chasse à l’aube, de nuit et au crépuscule et se laisse difficilement apercevoir.

Seule l’entrée de sa tanière, qu’il partage parfois avec d’autres animaux, signale sa présence.

Le Putois

Peut-être moins rare que l’on ne pourrait le penser, c’est pourtant sa variété domestiquée, le furet, qui est la mieux connue du grand public.

Cette « race » domestiquée est encore utilisée pour la chasse et comme animal de compagnie  après extirpation de ses glandes odorantes par un vétérinaire.

La souche sauvage a des couleurs bien plus sombres que son homologue plus ou moins albinos, le furet.

La Loutre

Très commune autrefois, la loutre a complètement disparu depuis la fin du XIXe siècle.

Des amis de la nature en ont réintroduit par-ci par-là, mais sa présence n’a pas été signalée ces dernières années.

De morphologie similaire aux autres mustélidés de la région, elle est cependant beaucoup plus aquatique et son aisance dans l’eau est inoubliable.

Très joueuse, la loutre passe des heures à nager dans les rivières et plans d’eau à la poursuite des poissons dont il est friand ainsi que, du moins en apparence, pour jouer en compagnie de son partenaire.

Le Myotis

Il existe d’autres espèces de chauve-souris dans le bassin.

Le grand murin est la plus grande de toutes par la taille.

Tous les microchiroptères européens se font de plus en plus rares, en voie d’extinction pour certains.

Et les moyens mis en oeuvre pour les protéger n’obtiennent, hélas, que des résultats peu convaincants.

Une des grandes difficultés pour nos chauves-souris est l’abri hivernal.

Ces abris naturels, grottes, combles, clochers, de plus en plus rares, sont indispensables à nos fragiles amis pour passer l’hiver.

Des chercheurs ont découvert que la moindre intrusion humaine dans ces « chambres hivernales » risque de les réveiller, les sortir de leur torpeur, et entraîner leur mort par inanition.

En effet, le métabolisme de ces animaux est si élevé que les quelques instants passés à se rendormir (réveillés par l’intrus), entraînent un déficit calorique tel que l’animal, même s’il retrouve son sommeil et sa basse température d’hibernation, mourra de froid et inanition pendant son sommeil, ses réserves totalement épuisées.

Le Castor

Très abondant au moyen-âge, il a été exterminé depuis.

Rongeur bien connu, il a été réintroduit dans diverses régions du Rhône et d’autres confluents du Léman où les populations semblent plus ou moins stables: côte vaudoise, Le Versoix ; et en Savoie, dans le delta de la Dranse.

Le plus grand des rongeurs européens est, avec l’Homme, un des rares mammifères ayant la capacité, grâce aux barrages qu’il construit, de modifier et influencer notablement la topologie de sa région.

Le Rat noir et Surmulot

Tout a été dit et écrit sur le rat et les espèces apparentées: responsable indirect le maintes épidémies, encore coupable de phobies et de gros dégâts causés à l’homme, capable de déclencher des crises d’hystérie.

Des milliers de livres, films, pièces de théâtre, chansons, etc. ont été créés pour lui ou avec lui comme acteur principal.

Cet animal paye actuellement durement sa dette envers l’Homme qui s’adonne à gogo à des vivisections sur les rats de laboratoire.

Il reste l’animal le plus fréquent et, peut-être, celui dont les habitudes citadines ressemblent le plus aux nôtres.

Le Hérisson

Le hérisson appartient à l’ordre des insectivores, comme la taupe et la musaraigne.

Il se distingue cependant des autres familles d’insectivores par ses piquants qui, le corps enroulé en boule, constituent une protection très efficace.

Hiberne d’octobre à avril.

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